Comme chaque début d’année, le mois de janvier est propice à un petit retour sur l’année écoulée. Coups de cœur!

Voici quelques ouvrages lus qui ont particulièrement retenu mon attention en 2011 (sans ordre particulier):

Le Horla & La Chevelure, et autres récits fantastiques (HB2939) :

Quelques classiques de la littérature fantastique contés d’une manière admirable par Pierre Bellemare. D’une très belle facture, ce coffret ne fait pas dans la surenchère, et laisse les œuvres qu’il recueille s’exprimer dans toute leur étrange beauté. Outre le célèbre Horla de Maupassant, on (re)découvre avec admiration, et un brin de frisson, deux nouvelles d’Edgar Allan Poe (traduit par Baudelaire). Pour faire bonne mesure, on trouve aussi des œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly et d’Auguste de Villiers de L’Isle-Aadam.

Maxime Chattam, La Promesse des ténèbres (HA7422) :

C’est dans les recoins d’ombre et d’incertitude de notre civilisation urbaine hyper-policée que prend place ce récit fantastique et terrifiant, joliment contrebalancé par des personnages attachants avec lesquels on irait jusqu’au bout de l’enfer, le temps d’une nuit.

Virginie Despentes, Apocalypse bébé (HA8089) :

Virginie Despentes, c’est déjà tout un univers en soi. Et Apocalypse bébé fait partie de ses œuvres majeures. Raconté par Nadège Piton, ce récit halluciné gagne encore une dimension décapante qui lui sied à merveille.

Philippe Taquet, La Chasse aux dinosaures (HE0703) :

Comme souvent dans la collection “De vive voix”, l’érudition d’un spécialiste se met au service d’une vulgarisation scientifique d’abord aisé sans jamais tomber dans la simplification à outrance. Pour ce titre, qui s’adresse prioritairement à un public jeunesse, Philippe Taquet dévoile tous les tenants et aboutissants de la paléontologie, avec une vivacité et une clarté qui ravira également les adultes.

Douglas Kennedy, La Femme du cinquième (HB1373) :

La voix profonde de Jean-Marc Delhausse s’accorde à merveille à ce récit où la part de mystère l’emporte sur l’évidence, et où la sensuelle singularité de Margit, très énigmatique personnage féminin, ravive un Harry Ricks qui semblait pourtant avoir touché le fond – mais est-ce pour un bien? La femme du Ve ne se dévoile que lentement, faisant durer le plaisir et le suspens.

Katherine Pancol, Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi (HB4546) :

Intrigue tendue, foisonnement de détails qui ont leur importance, cette longue saga moderne habille d’une touche d’optimisme et de grâce un quotidien qui, si on n’y prend garde, risque toujours de se transformer en banalité. Cet ouvrage ravira ceux qui s’efforce d’apercevoir un coin de ciel bleu quand les nuages sont les plus menaçants, ou d’entendre une mélodie d’oiseau quand le tonnerre gronde le plus bruyamment. La légèreté n’est pas un fardeau.

Sylvain Isaac

Le samedi 4 février prochain (à partir de 16h00), nous aurons le plaisir d’accueillir Reynald Halloy pour un moment d’échange privilégié avec l’artiste et de découverte de son univers si particulier.

Pour mettre en perspective la démarche de cet artiste de chez nous, notre collègue Guillaume Duthoit (responsable du blog Le fond de l’air est french) s’est rendu chez Reynald Halloy, en son agréable maison du Quartier de la Baraque à Louvain-la-Neuve, et a recueilli son propos plein de verve et de sensibilité, entrecoupé d’extraits de son nouvel album ainsi que de morceaux qui l’on marqué – sa guitare toujours à portée de la main. Découvrez avec nous les horizons multiples et radieux de Reynald, et n’hésitez pas à venir le rencontrer “pour de vrai” lors de son passage à la Médiathèque de LLN.

Une longue chronique de son album Chrysalide sera publiée dans La Sélec de février 2012, en supplément au n°3 du magazine Détours. Notez également que, pour accompagner cette rencontre avec Reynald Halloy, nous exposerons ses œuvres photographiques sur nos murs du 1er ou 15 février 2012.

Sylvain Isaac

Quelle meilleure manière de commencer cette nouvelle année qu’en jetant un regard rétrospectif sur les grands films de l’année qui vient de s’achever!

L’année 2011 fut particulièrement riche d’un point de vue cinématographique.De nouveaux réalisateurs tout à fait prometteurs ont émergé à côté de valeurs sûres qui se sont encore une fois surpassés! Voici, pour le plaisir, les films qui m’ont particulièrement marqué. Des films à découvrir ou à redécouvrir! Et je vous souhaite également une excellente année 2012 qui s’annonce elle aussi d’une grande richesse sur le grand écran.

Mes grands coups de cœur de l’année sont :  
INCENDIES de Denis Villeneuve (VI0282)
TOMBOY de Céline Sciamma (VT0535)
BLACK SWAN de Darren Aronofsky (VB1010)
LE DISCOURS D’UN ROI de Tom Hooper (VD0646)
AMORE de Luca Guadagnino (VA0788)
MINUIT À PARIS de Woody Allen (VM2622)
UNE SÉPARATION de Asghar Farhadi (VU0244)
ANOTHER YEAR de Mike Leigh (VA0809)
L’ARBRE de Julie Bertuccelli (VA0757)
FIGHTER de David O. Russell (VF0694)
POETRY de Chang-dong Lee (VP1095)

Je m’en voudrais de ne pas signaler également ces films-ci :
SUBMARINO de Thomas Vinterberg (VS1114)
UNE FIANCÉE PAS COMME LES AUTRES de Craig Gillespie (VU0198)
LE DERNIER VOYAGE DE TANYA de Aleksei Fedorchenko (VD0642)
MÊME LA PLUIE de Icíar Bollaín (VM2495)
UNE ÉDUCATION de Lone Scherfig (VU0188)
SOUND OF NOISE de Ola Simonsson (VS1125)
BEGINNERS de Mike Mills (VB1029)
DIE FREMDE de Feo Aladag  (VE0449)
PIEDS NUS SUR LES LIMACES de Fabienne Berthaud (VP1124)
POUPOUPIDOU de Gérald Hustache-Mathieu (VP1108)

D’autres films que l’on peut aussi recommander :
COSA VOGLIO DI PIÙ de Silvio Soldini (VC1401)
TAMARA DREWE de Stephen Frears (VT0492)
IN A BETTER WORLD de Susanne Bier (VI0281)
DES HOMMES ET  DES DIEUX de Xavier Beauvois (VD0619)
RABBIT HOLE de John Cameron Mitchell (VR0401)

Quelques chouettes animés à ne pas manquer :
RIO de Carlos Saldanha (VR0398)
RANGO de Gore Verbinski (VR0393)
ANIMAUX ET CIE de Reinhard Klooss (VA0818)
L’ILLUSIONNISTE de Sylvain Chomet (VI0267)

Et pour finir, mes prix d’interprétation de cette année vont à :
Nathalie Portman dans Black Swan
Tilda Swinton dans Amore
Colin Firth dans Le discours d’un roi
Christian Bale dans Fighter
Vincent Gallo dans Essential Killing
La petite sœur de Tomboy
Mel Gibson dans Le complexe du castor
Ludivine Sagnier dans Pieds nus sur les limaces

Bernadette Hebbelinck

Outre l’Œil du Maître et Mansfield.TYA dont nous avons eu l’occasion de parler dernièrement en ces billets, de nombreux disques captivants sont arrivés dans nos bacs à nouveautés en novembre et décembre passés. Petit tour d’horizon de cette fin d’année 2011 en chanson française.

Thomas Mery – Les couleurs, les ombres (NM3255)

Pour son deuxième album (sorti sur l’impeccable label Own Records), Thomas Méry abandonne l’anglais et revient à sa langue maternelle. S’il est difficile de s’immerger dans l’univers de ce compositeur pour le moins singulier, les 6 chansons de ce ” Les couleurs, les ombres ” aux accents post-rock et folk révèlent au fil des écoutes quelques trésors (presque) inaccessibles. On est bien loin des structures habituelles et binaires : chaque plage évolue lentement en dévoilant de manière soyeuse un cuivre, une subtile envolée percussive ou encore quelques notes de piano. Les textes, sombres et mélancoliques sans tomber dans le pathos, évoquent pour la plupart la séparation et la solitude. L’écriture possède une dimension onirique qui entre en parfaite synergie avec l’accompagnement musical mystérieux et introspectif.

Michel Cloup (duo) – Notre silence (NC5561)

L’on avait connu le Michel Cloup de Diabologum et d’Expérience, à la démarche distante et désabusée. Une démarche qui avait fini par irriter, par son côté pédant et prétentieux. Fort heureusement, Michel Cloup redresse complètement la barre sur ce disque à la fois étonnement simple et terriblement touchant. Il y parle d’histoires de tous les jours, avec une profondeur et une justesse rarement aperçues sur le paysage français. Cloup défend ce disque avec son compagnon de route, Patrice Cartier (ex-Expérience). Plutôt que de continuer dans une veine très rock, le duo revient à ses amours pour le slowcore. On sort de « Notre silence » épuisé, affecté et résolument changé. Sublime.

Sydney Valette – Plutôt mourir que crever (NV0499)

Premier essai pour ce parisien fortement influencé par la synth-pop, “Plutôt mourir que crever” s’impose comme la bande-son idéale des lendemains de veille difficiles. Sydney Valette y raconte le quotidien d’une jeunesse dans une brume constante sur fond de sons 8-bits qui évoquent un bras de fer entre feu Jacno et Crystal Castles. S’il aurait facilement pu s’égarer et tomber dans une démarche pseudo-comique taillée pour les ados en manque de repères, le parisien évite le cliché en insufflant à ce disque une douce mélancolie qui procure à son univers une ampleur inédite : on est davantage dans le registre de la solitude et de la dépression que celui de la franche rigolade. Un joli tour de force qui fait de ce premier opus une étonnante réussite.

Alain Bashung – L’homme à tête de chou (NB1197)

Pari osé que de se risquer à reprendre ce monument du grand Serge. Mais qui pouvait mieux réussir cet exercice que le très regretté Bashung ? Personne, et l’on en est très rapidement convaincu à l’écoute de cet hommage sobre, fidèle et franchement concluant.


Le Yéti – L’animal en moi (NY1840)

Premier disque solo pour Le Yéti, alias Thierry De Brouwer, ancien mercenaire de Melon Galia, Hank Harry, Austin lace ou encore Samir Barris. Beaucoup de beau monde sur ce disque, puisque l’on y croise Craig Schumacher à la production (Calexico, Giant Sand) ainsi que pas mal de têtes connues de la scène belge francophone : Catherine de Biasio (Mièle), Fabrice Detry (Austin Lace) ou encore julien Paschal (Sharko). « L’animal en moi » s’inscrit dans le registre d’une pop précieuse portée par la voix haut perchée de Thierry et caractérisée par la présence d’arrangements soyeux donnant du relief à ces chansons parfois difficilement accessibles.

Wladimir Anselme – Les heures courtes (NA5148)

Adepte d’une folk de salon, Anselme excelle sur ces « Heures courtes » qui le rapprochent inévitablement de Belin ou encore Fersen. A découvrir, ne fût-ce que pour son magnifique premier morceau, « La palmeraie ».



Daniel Darc – La taille de mon âme (ND0590)

Après un “Amours suprêmes” un peu décevant réalisé avec Frédéric Lo, Daniel Darc rencontre, par l’intermédiaire de Christophe, l’arrangeur Laurent Marimbert. Une collaboration qui accouche de “La taille de mon âme”, album qui scelle un certain renouveau, loin du coup de génie de “Crève coeur” mais d’une qualité constante qui caresse nos portugaises dans le sens du poil. Daniel Darc s’y montre inspiré, habité, mystifié, plus que jamais porté par la foi (l’album se clôt sur “Sois sanctifié”, une réflexion sur le pardon) mais aussi drôle, parfois léger voire carrément dans l’autodérision (“Les filles aiment les tatouages”). Au-delà de la qualité intrinsèque de chaque morceau, on appréciera surtout de retrouver un artiste -que l’on croyait presque mort et enterré- qui a profondément envie de se faire plaisir et dont l’enthousiasme se révèle communicatif. Un Darc toujours “doué pour l’addiction, pas très pour la diction”, mais malgré tout touchant, intègre et à fleur de peau. Une belle réussite !

Sophie Gallet – Stella Polaris (NG0483)

Signée sur Freaksville Records (Miam Monster Miam, Jacques Duvall), Sophie Galet distille sur « Stella Polaris » une folk de velours chantée en français qui touche par son honnêteté et sa simplicité. La meilleure signature du label depuis longtemps.



Katerine, Francis et ses peintres – 52 reprises dans l’espace (NK0675)

Pendant un an, Katerine, Francis et ses peintres ont passé à la moulinette chaque semaine un tube marquant de la chanson française. Dans la lignée de son précédent opus, Katerine fait toujours dans le (très) décalé, toujours à la limite de l’acceptable ! Cela donne quelques pépites, à l’instar du jazzy « Il est vraiment phénoménal », du saccadé (et insupportable) « Elle est d’ailleurs » en passant par le jouissif « DJ ». Le disque incontournable de vos soirées nostalgiques !

Miossec – Chansons ordinaires (NM4749)

Il faut bien l’avouer, cela faisait un petit temps que Miossec ne nous avait pas autant convaincu que sur « Boire » ou « 1664 ». Même ses efforts avec Tiersen n’avaient pas franchement fait mouche… Avec ces « Chansons ordinaires », Miossec nous revient plus remonté que jamais, il a arrêté l’alcool et semble inspiré comme au premier jour. Derrière lui, un groupe franchement très rock rempli parfaitement le travail et met en avant cette voix écorchée qui sent terriblement le vécu.

Antoine Meersseman

Un rendez-vous audacieux entre folk, post-rock, poésie et réminiscences gainsbourgeoises, voilà ce que nous a récemment proposé L’Œil du Maître sur son surprenant album-concept « Histoire d’Île et d’Ailes ».

Derrière cet étrange patronyme se cachent Yvan Robin, compositeur mais également écrivain (il est l’auteur du récent « La disgrâce des noyés » publié aux éditions La Baleine) et ancien membre du groupe Les Gens, ainsi que Norbert Labrousse, aussi aperçu au sein du Prince Miiaou. Si les deux protagonistes de cette expérience musicale n’en sont pas à leur coup d’essai, ils s’éloignent de leurs univers habituels pour proposer un projet ambitieux, original et à l’étonnante maitrise.

Faisant fi de toutes contraintes, le duo Robin/Labrousse nous transporte tout au long de ces onze titres sur la route sinueuse d’un amour impossible. Les textes, déclamés à la limite du spoken word par la voix rauque d’Yvan Robin (qui se plait à décrire ses compositions comme des chansons « déchantées »), amènent rapidement l’auditeur dans un univers gorgé de poésie et d’onirisme. Un onirisme porté par des mots aux sonorités exotiques et constamment mis à l’épreuve dans des jeux de langage les plus facétieux– en témoigne le titre-même de l’album.

Mais ces textes à la lisière de la poésie ne constituent pas le seul atout de cette œuvre pour le moins singulière. Musicalement, on frise le sublime sur certain titres : « Comment tu t’appelles » avec sa basse et son synthé suspendus, « En toi » à l’impeccable voix de fer entre Yvan Robin et la sensuelle Maud-Elisa Mandeau, ou encore « Les oiseaux », morceau logé dans les méandres d’une pop souterraine presque insondable.  Sans oublier les remarquables « Le secret » à la tension croissante mais maitrisée ainsi que « Les Maux », chanson bipolaire alternant violentes bourrasques et belles éclaircies.

« Histoire d’Île et d’Ailes » surprend à tout instant, étonne à la fois par son énorme palette d’ambiances, et paradoxalement par sa grande homogénéité. Ce disque clair-obscur fera très certainement date et l’on attend déjà avec impatience les fruits de cette fraiche collaboration.

Antoine Meersseman

Quelques coups de cœur 2011 dans la collection jazz à découvrir ci-dessous

UK4975 – Siete – Klezmerson

 

Paru sous  le label Tzadik, l’album SIETE du groupe mexicain Klezmerson fait partie de ces albums qui vous donnent le petit coup de pouce nécessaire lorsqu’il s’agit de commencer une de ces journées de grisaille dont l’hiver belge a le secret.  Partant de mélodies et rythmes Klezmer, les mexicains nous baladent dans un joyeux mélange d’éléments musicaux divers et variés (Charanga, Cha cha cha, Son, rock, etc.), et même si ce type d’expérience n’est pas neuf, ils ont le mérite de proposer une fusion qui « fonctionne » à merveille !

 

U 0015 – Rumba Jazz (a history of latin jazz and dance music 1919-1945)

Cette compilation propose un  large panel d’enregistrements  réalisés entre 1919 et 1945 de Latin jazz et musiques de danse.  Jazz, Bossa Nova, Cha-cha-cha, Tango, Rumba, Samba, Mambo, etc. se mêlent joyeusement, et arrivent presque à nous arracher quelques pas de danse…

Le livret fournit des détails et anecdotes à propos de chaque morceau, et nous présente les principaux rythmes qui sont utilisés, et ce,  grâce à une rapide notation musicale et quelques onomatopées (ex : « Bum bum bum » pour illustrer le rythme de samba, ou encore «tss t-t tss t-t » pour le swing… p. 28)

UE 7490 – Kelenia – Oran Etkin

Ce jeune saxophoniste et clarinettiste d’origine juive mêle dans cet album musiques klezmer, jazz, et musiques traditionnelles maliennes.  Album riches en découvertes !

UH0667 – A fable – Tigran HAMASYAN

Tigran Hamasyan est un jeune pianiste arménien, qui nous  propose ici 13 pièces pour piano solo.

A travers une recherche d’ambiances musicales amples et variées où jazz, musique classique et musiques traditionnelles arméniennes se croisent, cet album distille de nombreuses images, de véritables histoires sonores lorsqu’on y prête attentivement l’oreille…

Tatiana Vanhelmont

Du 1er au 31 juillet 2011 : soldes à l’américaine.

Toute l’année, nous faisons de la place dans nos bacs pour les nouveaux arrivages de médias. Avec le début des soldes de janvier, c’est l’occasion pour vous d’acquérir des disques, des films, des programmes informatiques à tout petit prix, franchement symbolique! Et en fouillant un peu, vous trouverez même des pièces introuvables ailleurs!

Concrètement, les soldes à l’américaine (= à tarifs régressifs au fil du mois) se présentent de la manière suivante:

  • Médias à 2 € :
Semaine 1 (03/01 au 07/01) : 1,50 €
Semaine 2 (10/01 au 14/01) : 1,00 €
Semaine 3 (17/01 au 21/01) : 0,50 €
Semaine 4 (24/01 au 31/01) : 0,50 €
 
  • Médias à 3 € :
Semaine 1 (03/01 au 08/01) : 2,50 €
Semaine 2 (10/01 au 14/01) : 2,00 €
Semaine 3 (17/01 au 21/01) : 1,50 €
Semaine 4 (24/01 au 31/01) : 1,00 €
  • Médias à 5 € :
Semaine 1 (03/01 au 08/01) : 4,50 €
Semaine 2 (10/01 au 14/01) : 4,00 €
Semaine 3 (17/01 au 21/01) : 3,50 €
Semaine 4 (24/01 au 31/01) : 3,00 €

Vous trouverez ces médias dans nos bacs « Médias en vente »!

C’est ce samedi 10 décembre que la médiathèque de Louvain-la-Neuve a accueilli en ses locaux son dernier rendez-vous musical  de l’année et on peut dire que l’affiche proposée était pour le moins alléchante. Petit retour en arrière…

En effet, ce sont les jeunes Bruxellois de BRNS, indiscutables lauréats du dernier concours Verdur Rock, qui nous ont exceptionnellement rendu visite pour clôturer de la plus tonique des manières, une année déjà bien riche en concerts, conférences et rencontres en tous genres. Existant depuis un an et demi mais réellement sorti du bois depuis seulement 9 mois, les choses se sont enchaînées avec succès pour le sympathique quatuor qui  aura eu l’occasion de se produire un peu partout depuis leur récente victoire au concours du Verdur Rock, partageant l’affiche avec des noms aussi variés que IAM, Fink, Gablé ou encore The Dodos . Désormais reconnu à sa juste valeur par les mélomanes et les professionnels du sud mais aussi du nord du pays, BRNS est diffusé régulièrement sur les ondes de Studio Brussel, ce qui est déjà  en soi une belle performance pour un groupe francophone, de surcroît indépendant.

Evidemment plus habitué à défendre ses compos sur des scènes plus larges où ils peuvent décharger en toute liberté la puissance de leur musique,  le groupe s’est  plié au jeu du showcase “intimiste“ avec beaucoup de panache et de réussite. C’est en créant un petit cercle avec leurs nombreux instruments et éléments percussifs que BRNS  s’est disposé pour nous balancer pendant une bonne quarantaine de minutes huit titres dans lesquels inventivité, dérision et percussions s’entremêlent harmonieusement, au grand étonnement de la quarantaine de personnes qui s’étaient déplacées ce samedi pour venir (re)découvrir et applaudir chaleureusement ce nouveau talent au son si particulier dans la petite sphère rock de la Communauté française. Même si  l’influence  de groupes qui les ont bercés, tels que Le Loup ou encore Menomena, plane encore par moments au-dessus de la musique de BRNS, nul doute que nous suivrons avec une attention toute particulière l’évolution de ce jeune groupe hors format dont le premier EP est attendu dans le courant de l’année 2012.

Plus d’infos : http://brns.bandcamp.com/

Jérôme Henriette

Sorte de gardiennes d’une certaine conception de la (non-)chanson hexagonale, les Mansfield.TYA s’évertuent à proposer un univers sombre et hors-formats depuis six ans déjà.

Si le duo féminin avait épaté par son univers tout à la fois sophistiqué et singularisé par une évidence pop, que ce soit sur June ou Seules au bout de 23 secondes, c’est avec NYX (NM0919) que les deux nantaises s’imposent comme des incontournables en signant un album-concept jusqu’au boutiste et d’une froideur presque clinique. Elles s’éloignent encore davantage de leur langue maternelle et oscillent entre le français, l’anglais et même italien (sur le très lyrique « La Notte »), comme pour extraire de chacune de ces langues sa musicalité. Organisé minutieusement en 2 parties, l’ensemble gravite autour d’un même thème : la nuit. Et les Mansfield.TYA s’affirment avec classe en expertes de l’obscurité, en façonneuses de cauchemars. Sur les précédents opus, le duo gardait une certaine chaleur, un aspect brut, organique et familier. Avec “NYX”, les nantaises affinent leur univers en lui insufflant un vent glacial qui rend leurs chansons plus profondes et insaisissables.

Dès « Animal », le ton est donné. Violons entêtants façon Constellation et voix d’outre-tombe dégagent une force quasi hypnotique. A peine sortis de cette virée nocturne, on se retrouve immergé dans « An Island In An Island », titre à la puissance mécanique et synthétique, inspirant tant la fascination que la révulsion. S’en suivent trois titres marqués par l’omniprésence des cordes, où les violons et violoncelles se croisent sur un carrefour improbable entre Clint Mansell et Silver Mt. Zion : trois titres presque instrumentaux, qui font la part belle au silence et à l’épure. Taciturnes et fantomatiques, les chansons de ce « NYX » se passent volontiers de mots, de bavardages obsolètes. Ce n’est que sur la dernière partie du disque (« L’Horloger Du Roi ») que les voix se font plus présentes mais toujours haletantes. « Logic Coco » représente bien à ce titre leur côté bancal, toujours au bord de la rupture. C’est néanmoins sur le faussement naïf « Des coups, des cœurs » que l’on retrouve le plus les réminiscences de leur univers (un peu plus) chaud des albums passés. La séance d’hypnose se conclut en beauté sur « Au loin », titre aux accents tribaux et presque industriels, et « Cerbère », final bruitiste et oppressant. Ténébreux, mécanique, catacombesque: les mots ne manquent pas pour décrire « NYX », album impressionnant par son foisonnement d’idées, sa précision et sa maturité. Un coup de maître de Mansfield.TYA, duo précieux dont on espère que la route sera encore longue, au loin dans la nuit.

Antoine Meersseman

… et vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année!

Nous en profitons pour vous rappeler que nous restons ouverts selon l’horaire habituel durant toutes les vacances de Noël.

Notez toutefois que les samedis 24 et 31 décembre, nous fermerons exceptionnellement nos portes à 16h00.