Toscanini

Toscanini fut le premier chef à faire entrer la direction d’orchestre dans l’ère moderne : une rigueur menée par une volonté sans faille. Une lecture exacte, précise de la partition telle que le compositeur l’avait écrite.

ImageC’est dans Aïda que le jeune Arturo Toscanini fit ses premiers pas de chef d’orchestre. On connait l’histoire. Après la démission du chef d’orchestre prévu pour la représentation, Toscanini, premier violoncelle de l’orchestre, mais également chef de choeur auxiliaire fut prier de conduire la soirée. Celle-ci se termina par le triomphe du jeune homme. La carrière était lancée.

Quelques mois plus tard, Toscanini se retrouve dans l’orchestre de la création mondiale de Otello de Verdi. Il y tenait la partie de second violoncelle. En parallèle, il menait une carrière de chef d’orchestre dans son Italie natale.

Âgé de 28 ans, Toscanini est nommé directeur musical du Teatro Regio de Turin. En quelques semaines, il attire l’attention sur lui par la création italienne du Crépuscule des dieux et la création mondiale de la Bohème  de Puccini.

Deux ans plus tard, il devient directeur musical de la Scala de Milan. Le monde lui ouvre les bras le Teotro Colon de  Buenos Aires et le Metropolitan Opera de New York. Invité régulier du Festival de Salzbourg, iI sera également le premier non-allemand à diriger à Bayreuth. La montée du fascisme le pousse à accepter la proposition de la radio américaine. Avec un orchestre créé spécialement pour l’occasion, offrir des concerts hebdomadaires au plus vaste public qui soit, les auditeurs de la NBC. De 1937 à 1954, Toscanini offrit un vaste répertoire d’oeuvres symphoniques de Mozart à Debussy en passant par Schumann et Sibelius,  et d’opéras, de Beethoven à Puccini, en passant par Wagner et Verdi.

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Une qualité de Toscanini était l’intérêt et la curiosité qu’il manifestait envers des musiques extraordinairement variées et l’aptitude qu’il avait à prendre totalement au sérieux tout ce qu’il décidait d’interpréter et, sans montrer de condescendance à son égard, ni d’en gonfler l’importance, à en arracher chaque goutte d’expression.

Ses interprétations sont restées légendaires pour leur sonorité vif-argent et pour la rapidité de ses tempos. Mais avec des exceptions notables comme ce Parsifal  de Bayreuth en 1931. Le plus lent que n’ait jamais connu le Festival. Cette impression de vitesse était obtenue par une précision des attaques et un sens inébranlable du rythme. Il refusait également tout artifice qui aurait pu brouiller la netteté du contour mélodique.

C’est l’ensemble de son héritage de la période NBC qui vous est proposé à la Médiathèque de Louvain-la-Neuve. A découvrir ou redécouvrir sans cesse.

Benoit van Langenhove

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