Festival du Film Intergénérationnel (2e édition)

Du 14 au 17 novembre aura lieu le 2e Festival du Film Intergénérationnel au Cinéscope de Louvain-la-Neuve. En partenariat avec ce festival, la médiathèque de Louvain-la-Neuve vous propose un focus sur des films et documentaires qui traitent de ce sujet.

Outres les films qui seront projetés au festival, la médiathèque possède dans ses collections un nombre considérable d’œuvres cinématographiques qui portent un regard particulier sur les relations intergénérationnelles.

Que ce soit en famille, à l’école ou dans le cadre d’un débat, il est parfois bon de se pencher plus en profondeur sur un sujet bien précis, tel que les rapports de solidarité, de connivence voire de conflit qui se nouent entre les générations. Il se fait que la médiathèque, outre le divertissement qu’elle offre à travers ses médias, veut aussi être un vecteur important d’ouverture d’esprit et de réflexion. Le film que l’on regarde chez soi, même s’il est proposé sur un mode léger, peut mener à une discussion intéressante. Nombre de membres affiliés à la médiathèque viennent pour y trouver un conseil, une suggestion différente, et entre autres en cinéma où le choix est si vaste qu’il est agréable parfois de se laisser guider au rythme de nos sélections.

Voici donc, à titre d’exemples, quelques excellents films et documentaires que nous avons sélectionnés pour vous autour de la thématique centrale de ce Festival.

Cinéma.

Une histoire vraie (David Lynch)

Dans une bourgade de Laurens, Iowa, Alvin a 73 ans et une santé plus que médiocre. Il apprend que son frère Lyle vient d’avoir une attaque et n’en a plus pour longtemps. Malgré leur brouille, il décide de parcourir les centaines de kilomètres jusqu’au Wisconsin pour un voyage de réconciliation. Moyen de locomotion: une tondeuse à gazon!!! Un road movie peu ordinaire, à du 5 à l’heure à travers les grands espaces américains, un papy irrésistible et une face cachée de Lynch. Tiré d’une histoire vraie.

Une hirondelle a fait le printemps (Christian Carion)

Pour son premier long métrage, Christian Carion n’a cherché qu’à raconter une histoire simple et directe, où une jeune femme redonne le goût de vivre à un solitaire ronchon, privilégiant un beau duo d’acteurs.

Pauline et Paulette (Lieven Debrauwer)

Pauline, une femme de 66 ans qui ne sait ni lire, ni écrire, habite dans un village flamand entre Bruxelles et la côte belge. C’est Martha, sa sœur aînée, qui s’occupe d’elle depuis la mort de leurs parents. Mais un jour, Martha décède à son tour. Celle-ci a laissé un testament : l’argent récolté de la vente de sa maison ainsi que son héritage iront à celle de ses deux autres sœurs qui s’occupera de Pauline. Cependant, ces deux dernières se montrent réticentes à l’idée d’avoir à charge celle-ci. Pauline est folle d’admiration pour Paulette. Mais Paulette se veut insensible et s’épuise à renvoyer sa soeur qui, sans cesse, vient la trouver au magasin.

Pour son premier long métrage, Lieven Debrauwer a choisi le portrait d’une « petite fille de 66 ans » et d’un petit village du cœur de la Flandres. Une tendresse sans condescendance, la revendication d’une identité régionale forte et une interprétation juste et fraîche font de ce film une œuvre réussie et généreuse.

Prix du Public à la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes 2001).

Harold et Maude (Hal Ashby)

Les rapports d’initiation à la sagesse et à l’indépendance entre une vieille dame adorable et un adolescent neurasthénique et obsédé par la mort. Ashby trouve le charme et l’ironie douce-amère qui mettent en valeur ses qualités principales: une direction d’acteurs précise et typée et l’établissement d’un constat social par le détour de la fable. Le succès important d’Harold et Maude a curieusement laissé dans l’ombre les autres films du cinéaste. Il faut noter la composition de Bud Cort, savoureuse et sensible.

Rythmé par les chansons de Cat Stevens et avec un duo d’acteurs qui s’impose comme une évidence, ce petit bijou d’humour noir et de délicatesse est à (re)découvrir d’urgence.

Tatie Danielle (Étienne Chatiliez)

Sans être la comédie du siècle, cette comédie drôle, sympathique et efficace qui nous finir par nous faire adorer détester cette Tatie Danielle, interprétée majestueusement par Tsilla Chelton.

Rhapsodie en août (Akira Kurosawa)

Quatre adolescents passent le mois d’août chez Kane, leur grand-mère, près de Nagasaki. Un des frères de Kane, qui a émigré à Hawaï et fondé une famille avec une Américaine longtemps auparavant, vient de se manifester: il est très malade et voudrait voir sa sœur avant de mourir. Les enfants de Kane partent en éclaireur et, avec leur cousin, cherchent à persuader la vieille dame de les rejoindre. Ils découvrent l’univers de leur grand-mère fait de légendes, d’histoires d’amours tragiques et hanté par le souvenir de la bombe atomique. Si la forme de ce film n’est pas totalement aboutie, l’émotion qui s’en dégage, après un début d’un ton plutôt drolatique, a une force rare. Un réquisitoire contre la guerre et son absurdité.

Les Fraises sauvages (Ingmar Bergman)

Le docteur Isaak Borg part à Lund pour assister à une cérémonie de jubilé en son honneur. Au cours de ce voyage, dans sa propre limousine et accompagné de sa bru, il fait le point sur sa vie et finalement se réconcilie avec lui-même.

La ballade de Narayama (Shohei Imamura)

Une vieille femme veut atteindre le sommet d’une montagne pour rejoindre son mari dans la mort. La coutume veut que les vieillards soient ainsi exclus d’une communauté qui ne peut plus les nourrir. Palme d’Or à Cannes en 1983, La ballade de Narayama couronne l’œuvre d’Imamura, préoccupé ici encore par l’injustice sociale et sexuelle faite aux femmes.

Le papillon (Philippe Muyl)

Julien, la soixantaine bien tassée, est un passionné de papillons. Sa petite voisine Elsa, souvent seule à la maison, découvre avec émerveillement les spécimens qu’il accumule dans son appartement. Quelques jours plus tard, elle l’accompagne pour un séjour en montagne à la recherche de l’Isabelle, un papillon de nuit aussi beau que rare. Mais pendant ce temps, à Paris, on croit qu’Elsa a été kidnappée… Une belle histoire d’amitié entre ce vieil homme et cette enfant, tous deux en manque d’amour.

La maison du lac (Mark Rydell)

Dans une maison de la Nouvelle Angleterre, un vieil homme passe les vacances d’été avec sa femme, sa fille et son petit-fils. Une histoire de famille qui dégage une impression de sérénité et de tendresse qui a touché le public et la critique. Le film a été salué par dix nominations aux Oscars. Ernest Thompson a reçu celui du meilleur scénario, Peter Fonda celui du meilleur acteur, Katharine Hepburn celui de la meilleure actrice.

Confituur (Lieven Debrauwer)

Tuur et Emma fêtent leurs noces de diamant. Tout le village sera présent, il va falloir se faire beau, poser pour le photographe, se tenir au banquet, montrer ses talents au bal. Emma est ravie, mais Tuur semble consterné. Gerda, la sœur de Tuur, manque à la fête car elle est invalide, ce qui ne l’empêche pas de régenter la famille avec autorité. Elle attend donc le retour des fêtards, mais Tuur ne rentre pas: il a quitté le bal, et ses pas ne le ramènent pas chez lui… Lieven Debrauwer s’intéresse au terroir et à la vieillesse avec énergie, humanité et humour.

La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche)

Sète, le port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s’attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l’on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu’exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d’inutilité. Une impression d’échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu’à sortir en créant sa propre affaire: un restaurant. Seulement, rien n’est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier, est loin de lui offrir les moyens de son ambition. Ce qui ne l’empêche pas d’en rêver, d’en parler, en famille notamment. Une famille qui va peu à peu se souder autour d’un projet, devenu pour tous le symbole d’une quête de vie meilleure. Grâce à leur sens de la débrouille, et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour… Ou, presque…

Le réalisateur de L’esquive nous offre à nouveau un film humain et vivant qui hisse Kechiche au rang des cinéastes incontournables de son époque.

Mères et filles (Julie Lopes-Curval)

Dans les années 50, Louise a quitté le domicile conjugal alors que ses enfants étaient encore jeunes. Elle n’a plus donné signe de vie. Sa fille Martine est restée dans la petite ville de bord de mer où elle est devenue médecin. Aujourd’hui Audrey, la fille de Martine, la trentaine indépendante, revient rendre visite à ses parents. Elle va trouver par hasard un cahier ayant appartenu à sa grand-mère, un journal qui pourrait enfin expliquer son départ, éclaircir les non-dits…

C’est avec grâce et sobriété que la cinéaste trace un trait d’union entre passé et présent pour brosser les portraits d’héroïnes du quotidien et proposer une réflexion ambitieuse sur la condition de trois générations de femmes avides de liberté.

Elsa et Fred (Marcos Carnevale)

Elsa vit seule dans un rez-de-chaussée. Son fils la conduit une fois par semaine à la clinique. Atteinte d’une maladie incurable, la vieille dame refuse de s’apitoyer sur son sort et sait que la vie est précieuse: elle n’a plus rien à perdre et tout à gagner. En face de chez elle, une jeune femme installe son père, Alfredo, un septuagénaire tout juste veuf. Hypocondriaque, nombriliste, il est l’exact opposé de sa voisine. Cette dernière a un vœu: aller à Rome et rejouer la célèbre scène de la Dolce Vita où Anita Eckberd se baigne langoureusement dans la fontaine de Trévi. Alfredo, rebaptisé Fred, sera-t-il son Marcello? [MCinema]

Dans son troisième long métrage, le réalisateur Marcos Carnevale raconte avec humour, fraîcheur et tendresse une passion juvénile entre seniors. Il rend un bel hommage à Fellini. Quant au titre, il fait référence au film Ginger et Fred. Les qualités d’Elsa et Fred doivent beaucoup au charisme de ses deux interprètes.

Another Year (Mike Leigh)

Tom et Gerri forment un couple très uni et complice. La cinquantaine bien sonnée, ils profitent de la vie en cultivant leur jardin et en invitant parents et amis dans leur chaleureux pavillon. Printemps, été, automne et hiver. La famille et l’amitié. Amour et réconfort. Joie et peine. Espoir et découragement. La fraternité. La solitude. Une naissance. Une mort. Le temps qui passe et qui nous ressemble…

Mike Leigh rassemble toute une aristocratie de comédiens au service de ses personnages populaires dans ce long métrage impeccablement mis en scène, écrit, interprété, photographié. Tout ici procède de la finesse psychologique, des trésors d’humanité prodigués.

Un dimanche à la campagne (Bertrand Tavernier)

Une belle journée estivale est l’occasion de retrouvailles touchantes. Voilà pour les apparences. En réalité, chez son grand-père peintre, la petite-fille apporte la trace d’une époque pressée. Elle est le messager de la morsure du temps et de l’incompréhension, celle qui anime ceux qui sont réunis dans un tableau faussement idyllique.

Jiburo (Jeong-hyang Lee)

Pour les vacances, Sang-woo est contraint d’aller à la campagne chez sa grand-mère qu’il ne connaît pas. Mordu de jeux vidéo et de super-héros, ce jeune citadin doit apprendre à s’adapter à cette vie en pleine nature et à cohabiter avec cette vieille femme aussi lente qu’une tortue… Un gamin, une mamie, un buffle et la nature: un film simple et émouvant.

Pushing hands (Ang Lee)

Afin de lui permettre de finir sa vie plus confortablement, Mr Chu, expert en tai chi, est rapatrié de sa Chine natale en Amérique par son fils Alex, installé dans la région de New York avec sa femme Martha, une pure occidentale écrivain de son état, et leur jeune fils d’une dizaine d’années, Jeremy. Malheureusement, du fait de leur profonde différence de culture et de la barrière linguistique, la cohabitation s’avère difficile entre le vieux Chu et sa belle-fille, plongeant le fils dans un difficile dilemme, partagé entre son amour filiale et la survie de son couple.

Ce premier film d’Ang Lee est une œuvre simple, tout en délicatesse, lucide et un peu nostalgique. La réalisation sobre est encore un peu académique, avec quelques jolies idées de mise en scène.

Madadayo (Akira Kurosawa)

Japon, 1944. Après trente années d’enseignement, le professeur d’allemand Uchida tire sa révérence pour se consacrer à l’écriture. Ses anciens élèves lui vouent une admiration sans borne et décident d’organiser annuellement un repas de célébration en l’honneur de leur Maître. Le rituel de cette fête intitulée « Maadakai » (« Êtes-vous prêt? ») est immuable: le professeur doit prononcer un discours, boire une grande chope de bière, et terminer en énonçant sans faiblesse l’expression « Madadayo » (« Pas encore prêt »), en référence à une comptine japonaise.

Du dernier film de Kurosawa émanent l’optimisme et la bonne humeur. Il dresse le portrait d’un ancien professeur, d’une incroyable jeunesse, teinté d’ironie et de tendresse. La philosophie et le bagou du personnage principal font de lui un grand homme, à l’image du cinéaste. Derrière ce portrait, le message est évident: chacun doit profiter pleinement des derniers jours de sa vie. Des séquences fortes et sincères prouvent que Kurosawa excelle aussi en tant que scénariste.

Documentaires :

La vie amoureuse de nos grands-parents

Ce DVD est un recueil de témoignages de personnes qui ont entre 75 et 85 ans. Elles avaient donc 20 ans dans les années 50. Une enquête qui se concentre sur la connaissance qu’elles avaient de leur corps, de la sexualité et de l’autre sexe à l’époque. Aussi, de ce qui était permis ou interdit par leurs parents et de leurs premières rencontres amoureuses. Des souvenirs encore très vivants dans leur mémoire: des chemins parcourus de joie, de petits bonheurs et de profonde tristesse ou de colère parfois jamais avouée.

Un outil qui peut servir de support à des animations autour du thème de la vie affective, relationnelle et sexuelle. Il est pensé pour les animations avec un public d’adolescents et de jeunes adultes mais peut aussi intéresser les personnes du 4ème âge.

Esther Forever

Un cinéma du réel plutôt amusé mais aussi tendre, avec pour sujet deux sœurs septuagénaires, Esther et Elvire, filmées durant six ans au pays des moules-frites et de Jacques Brel. Dotées d’un parler populaire et truculent, ainsi qu’une passion extrême pour leurs animaux disparus davantage que pour les hommes. Elles vivent un « huis clos » qu’aucune fiction ne parviendra à égaler avec autant de force et d’émotion.

Prix du meilleur documentaire au Festival du Film Indépendant de Bruxelles (2007). Prix du Meilleur documentaire belge de la Communauté française 2006-2007 organisé par le Fonds Henri Storck.

Être père aujourd’hui

Les différentes révolutions sociales ont remis en cause le patriarcat et libéré les femmes de leur position de dominées, mais elles ont aussi révélé contre toute attente, l’affection profonde et sincère que les hommes portent à leurs enfants. L’évolution de la société depuis la révolution française a provoqué un bouleversement des liens entre hommes et femmes. Le père n’est plus le patriarche mais bien un homme nouveau: un père moderne qui assume ses sentiments et ses enfants. Comment a évolué le rôle du père? Comment s’applique-t-il à l’enfant, à l’adolescent? Quelle influence a-t-il sur le jeune adulte?… Des témoignages de pères sont commentés par des spécialistes des questions historiques, sociales et des relations humaines, qui nous expliquent avec des mots simples l’évolution de la paternité.

Le geste ordinaire

Portrait d’un homme discret, d’un ouvrier. Portrait de Marc Coton, père du réalisateur. Échos d’un mutisme chaleureux qui aura jusque-là laissé sa famille loin du vacarme de l’usine sidérurgique (Duferco – La Louvière) où il travaille depuis 30 ans.

Histoire d’une transmission inachevée, d’une promesse silencieuse: « Tu seras un autre homme, mon fils ». Le film aboutit à une réconciliation glanée au gré des jours et au plus près des gestes quotidiens.

Une autre vie

Minsk, hiver 1999. Le pays est sinistré par la crise économique et la répression politique. Au troisième étage du collège musical d’État, se trouve une classe ou plutôt un chaleureux salon, avec un canapé, un piano à queue, des livres, des tableaux, et toute une vie: celle d’un homme, Vladimir Perline, professeur de violoncelle, dont la raison d’être est de transmettre la musique et la poésie à quatre jeunes élèves.

Ce film a reçu le prix du Meilleur documentaire au festival de Prague 2000.

Avoir cent ans

Ce document propose cinq portraits de centenaires et donne la parole à deux scientifiques… A cent ans, peut-on être en bonne santé, avoir de l’humour et aussi des projets? En un mot, est-il possible de bénéficier de telles qualités à cet âge très avancé de la vie? Les personnes qui ont franchi ce cap sont souvent plus étonnantes qu’il n’y paraît. Ce document montre des seniors qui nous apprennent à vivre. On découvre ainsi dans ce film pétillant d’humour que la vieillesse est loin d’être le renoncement que l’on croit.

En bonus, deux documentaires attachants: Musiciens de rue (une famille de musiciens de rue se transmet le métier d’homme-orchestre de génération en génération) et La galette (Taruk, un jeune réfugié en attente de régularisation est hébergé chez Rose, une vieille dame très attachante mais quelque peu envahissante).

La cinquième saison

« Mon grand-père a 76 ans et m’annonce que bientôt il cessera son activité de fermier. L’annonce de la disparition prochaine du monde de mon grand-père qui représente des générations de savoir-faire, de traditions paysannes, d’un mode de vie rural, déclenche en moi la nécessité de réaliser un film avec lui. C’est à travers le couple que forme mes grands-parents que j’ai filmé le quotidien du métier de fermier, au fil des quatre saisons. » Caroline Baudouin (réalisatrice)

Dans la force de l’âge

A l’heure où l’on parle de l’échec de l’intégration et des jeunes issus de l’immigration, et où l’on commence à peine à regarder en face les conséquences du vieillissement de la population française, ce film aborde ces deux sujets en même temps.

Trois adolescents en échec scolaire suivent une formation en BEP sanitaire et social de trois semaines. Ils vont devoir prendre en charge les résidents âgés et dépendants. Cette expérience très difficile de la mort et de la dégradation va pourtant octroyer à ces élèves une reconnaissance. Tous trois possèdent des personnalités contrastées et complémentaires: Walid, un loustic d’origine marocaine vivant dans une cité, Sophan, une jeune fille timide et ultra sensible d’origine cambodgienne, et Norah, survoltée au grand coeur suivie par une éducatrice.

Avec dynamisme, entre l’horreur suggérée de la décrépitude, le comique absurde et la tendresse, le film capte leur désarroi, leurs angoisses, et surtout leurs sentiments. Sentiments dont ils se défendent de toutes leurs forces, car les liens naissants avec les vieillards les dépassent. L’originalité et la vitalité de ce documentaire viennent de la rencontre surprenante entre l’énergie de la jeunesse et la profondeur tragique de la vieillesse.

Images d’à côté (vol. 1)

Des trois films rassemblés ici, lesquels ont été réalisés au cours d’un atelier vidéo à Schaerbeek animé par Frédéric Guillaume, « Roland et les ados » (2007 – 6′) raconte la rencontre de deux générations, séparées par plus d’un demi-siècle, qui dissertent allègrement, au centre culturel de Schaerbeek, de sujets aussi biscornus que le développement des planches à roulettes, du rituel de la sieste et des amourettes après la messe.

Mère fille, pour la vie

Le film, inspiré du best-seller Mères-filles, une relation à trois (de Caroline Eliacheff, psychanaliste, et Nathalie Heinich, sociologue), suit tout naturellement les âges de la vie et le passage du temps. De la naissance à la mort, cette narration, nourrie d’extraits de films de fiction et de famille, d’interviews d’écrivains, permet de mettre en évidence combien, au cours d’une vie, les relations changent entre une mère et sa fille, et comment elles peuvent s’apaiser.

Bernadette Hebbelinck & Sylvain Isaac

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