Capital culturel et travail social

Le vendredi 30 mars dernier, la médiathèque de Louvain-la-Neuve s’est joint aux festivités du 90e anniversaire de l’Institut Cardijn en accueillant un séminaire sur la question du « Capital culturel et travail social ».

Pour fêter son 90e anniversaire, l‘Institut Cardijn a organisé son Festif’art, Culture et Travail Social (sous-titré: « Réenchanter le social ») les 28, 29 et 30 mars derniers. Dans le cadre de ce festival, un grand séminaire multidisciplinaire sur le thème de “Art, culture et travail social: combine ou combinaison gagnante pour réenchanter le social? » s’est tenu durant la matinée du vendredi en différents nombreux lieux culturels et sociaux de Louvain-la-Neuve. Nous avons eu le plaisir d’accueillir le professeur Jean Blairon (Jean Blairon est docteur en philosophie et lettres, formateur d’adultes, directeur de l’asbl RTA – Réalisation téléformation animation) qui anima le séminaire « Capital culturel et travail social » à la médiathèque de Louvain-la-Neuve.

Voici, en quelques lignes, la thèse qui fut développée, étayée et discutée par le professeur Jean Blairon et ses nombreux auditeurs, sous l’œil bienveillant de Bernard Hengchen comme modérateur.

« En 1992, quelques semaines avant son décès, Félix Guattari a publié un texte célèbre publié dans Le Monde diplomatique en octobre, intitulé « Pour une refondation des pratiques sociales ». Il s’achevait sur la phrase suivante : « Le refus du statut des médias actuels, associé à la recherche de nouvelle interactivité sociales, d’une créativité institutionnelle et d’un enrichissement des univers de valeurs, constituerait déjà une étape importante sur la voie d’une refondation des pratiques sociales ». Les termes « recherche », « créativité », « univers de valeurs » font dépendre le travail social d’un paradigme culturel, voire esthétique. Par rapport à l’affirmation liminaire du colloque (à savoir, « Les pratiques artistiques peuvent conduire à un réel « réenchantement » du social, un processus qui permet au travailleur social de retrouver le sens de sa pratique et, corollairement, de son identité »), on peut donc défendre une position en quelque sorte plus radicale et montrer qu’il n’y a pas de différence de nature entre pratiques artistiques et pratiques sociales. Cette thèse se décline en 5 propositions : 1) Le travail social dépend d’une créativité institutionnelle, il est le résultat d’une micro-politique du désir ; 2) Le travail social constitue une création culturelle à part entière ; 3) Le « capital culturel » est à la fois la condition formelle et l’objet central du travail social ; 4) Deux questions stratégiques sous-estimées traversent en conséquence le travail social d’aujourd’hui ; 5) Le thème de l’acteur, si présent aujourd’hui dans le champ social, est le théâtre d’un enjeu culturel majeur. » (extrait du résumé distribué au début du séminaire)

Les actes  du colloque seront publiés en collaboration avec la revue Travailler le social et avec Culture et démocratie.

Sylvain Isaac

Benoit van Langenhove (photos)

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