Coups de cœur 2011 en littérature (sur support audio)

Posted: 28 janvier 2012 in Chronique, Coups de cœur, Mise en évidence
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Comme chaque début d’année, le mois de janvier est propice à un petit retour sur l’année écoulée. Coups de cœur!

Voici quelques ouvrages lus qui ont particulièrement retenu mon attention en 2011 (sans ordre particulier):

Le Horla & La Chevelure, et autres récits fantastiques (HB2939) :

Quelques classiques de la littérature fantastique contés d’une manière admirable par Pierre Bellemare. D’une très belle facture, ce coffret ne fait pas dans la surenchère, et laisse les œuvres qu’il recueille s’exprimer dans toute leur étrange beauté. Outre le célèbre Horla de Maupassant, on (re)découvre avec admiration, et un brin de frisson, deux nouvelles d’Edgar Allan Poe (traduites par Baudelaire). Pour faire bonne mesure, on trouve aussi des œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly et d’Auguste de Villiers de L’Isle-Aadam.

Maxime Chattam, La Promesse des ténèbres (HA7422) :

C’est dans les recoins d’ombre et d’incertitude de notre civilisation urbaine hyper-policée que prend place ce récit fantastique et terrifiant, joliment contrebalancé par des personnages attachants avec lesquels on irait jusqu’au bout de l’enfer, le temps d’une nuit.

Virginie Despentes, Apocalypse bébé (HA8089) :

Virginie Despentes, c’est déjà tout un univers en soi. Et Apocalypse bébé fait partie de ses œuvres majeures. Raconté par Nadège Piton, ce récit halluciné gagne encore une dimension décapante qui lui sied à merveille.

Philippe Taquet, La Chasse aux dinosaures (HE0703) :

Comme souvent dans la collection “De vive voix”, l’érudition d’un spécialiste se met au service d’une vulgarisation scientifique d’abord aisé sans jamais tomber dans la simplification à outrance. Pour ce titre, qui s’adresse prioritairement à un public jeunesse, Philippe Taquet dévoile tous les tenants et aboutissants de la paléontologie, avec une vivacité et une clarté qui ravira également les adultes.

Douglas Kennedy, La Femme du cinquième (HB1373) :

La voix profonde de Jean-Marc Delhausse s’accorde à merveille à ce récit où la part de mystère l’emporte sur l’évidence, et où la sensuelle singularité de Margit, très énigmatique personnage féminin, ravive un Harry Ricks qui semblait pourtant avoir touché le fond – mais est-ce pour un bien? La femme du Ve ne se dévoile que lentement, faisant durer le plaisir et le suspens.

Katherine Pancol, Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi (HB4546) :

Intrigue tendue, foisonnement de détails qui ont leur importance, cette longue saga moderne habille d’une touche d’optimisme et de grâce un quotidien qui, si on n’y prend garde, risque toujours de se transformer en banalité. Cet ouvrage ravira ceux qui s’efforcent d’apercevoir un coin de ciel bleu quand les nuages sont les plus menaçants, ou d’entendre une mélodie d’oiseau quand le tonnerre gronde le plus bruyamment. La légèreté n’est pas un fardeau.

Sylvain Isaac

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